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jeudi 11 janvier 2018

Doutes sur les effets positifs de la scolarisation précoce

Quand la scolarisation à 2 ans n’a pas les effets attendus : leçons des méthodes d’évaluation

Auteur : Arthur Heim
France Stratégie, 01.2018




Extrait :

La politique d’accueil des enfants de moins de 3 ans en école maternelle fait partie des outils souvent mis en avant pour prévenir les difficultés scolaires et les inégalités de réussite liées aux origines sociales. Après une décennie de recul, la scolarisation à 2 ans a été encouragée lors du quinquennat précédent ; mais la part d’élèves de moins de 3 ans préscolarisés n’a augmenté que d’un point entre 2012 et 2016, passant de 11 % à 12 %, avec de fortes disparités entre territoires. Loin d’atteindre les niveaux de la fin des années 1990, où plus d’un enfant sur trois était scolarisé avant ses 3 ans, cette augmentation a principalement concerné les enfants issus de territoires défavorisés (avec un taux de 21 % en 2016).

La France est, avec la Belgique francophone, le seul pays de l’OCDE à scolariser les enfants aussi tôt. L’accueil des jeunes enfants dans notre pays repose en effet sur un système « dual », partagé entre l’accueil en école maternelle d’un côté, sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale, et la politique d’accueil des plus jeunes enfants de l’autre, qui relève de la sphère des politiques sociales, lesquelles sont partiellement décentralisées. Cette dualité est source de critiques, tout comme la scolarisation précoce fait — ou a pu faire — débat. Les premières expérimentations de dispositifs spécifiques sont apparues en 1999 avec les classes passerelles, mais sans qu’une réflexion systématique sur le sens de la scolarisation à 2 ans n’accompagne cette politique de préscolarisation.

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