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mardi 3 avril 2018

Résolution collaborative de problèmes (OCDE)

OCDE : Pisa à la loupe, n° 78
11.2017





Performance des élèves en résolution collaborative de problèmes

- Les élèves de Singapour obtiennent un meilleur score en résolution collaborative de problèmes que ceux de tous les autres pays et économies participants ; les élèves du Japon arrivent en deuxième position.

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 28 % des élèves ne sont capables de résoudre que des problèmes simples de collaboration, si tant est qu’ils y parviennent. À l’inverse, en Corée, en Estonie, à Hong-Kong (Chine), au Japon, à Macao (Chine) et à Singapour, moins d’un élève sur six est peu performant en résolution collaborative de problèmes.

- Dans les pays de l’OCDE, 8 % des élèves se classent parmi les plus performants en résolution collaborative de problèmes : ils sont capables de rester conscients des dynamiques de groupe, de s’assurer que les membres du groupe agissent conformément aux rôles qui leur ont été confiés, et de résoudre les désaccords et les conflits tout en identifiant les cheminements efficaces et en suivant les progrès accomplis sur la voie de la solution. 

- Une relation positive existe entre la performance en résolution collaborative de problèmes et celle dans les principaux domaines d’évaluation PISA (sciences, compréhension de l’écrit et mathématiques) ; elle est toutefois moins marquée que celle observée entre ces trois autres domaines. 

- En Australie, en Corée, aux États-Unis, au Japon et en Nouvelle-Zélande, les élèves obtiennent en résolution collaborative de problèmes des résultats largement supérieurs à ceux que l’on pourrait escompter sur la base de leurs scores en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques.


Caractéristiques démographiques des élèves et résolution collaborative de problèmes

- Les filles devancent les garçons de façon significative en résolution collaborative de problèmes dans tous les pays et économies ayant participé à l’évaluation : en moyenne, dans les pays de l’OCDE, elles obtiennent un score supérieur de 29 points. Les écarts les plus marqués (plus de 40 points) s’observent en Australie, en Finlande, en Lettonie, en Nouvelle-Zélande et en Suède, et les plus ténus (moins de 10 points), en Colombie, au Costa Rica et au Pérou. Ces résultats contrastent avec ceux de l’évaluation PISA 2012 de la résolution individuelle de problèmes, où les garçons devançaient généralement les filles.     

- Une relation positive s’observe entre la performance en résolution collaborative de problèmes et le profil socio-économique des élèves et des établissements, bien qu’elle soit moins marquée que celle entre le profil socio-économique et la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA. 

- Aucune différence de performance statistiquement significative ne s’observe entre les élèves favorisés et leurs pairs défavorisés, ou entre les élèves issus de l’immigration et leurs pairs autochtones, après contrôle de la performance en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Les filles continuent toutefois de devancer les garçons de 25 points après contrôle de la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA.


Attitudes des élèves à l’égard de la collaboration

- Les élèves de tous les pays et économies font en général preuve d’attitudes positives à l’égard de la collaboration. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, plus de 85 % des élèves se disent d’accord avec les affirmations « j’ai le sens de l’écoute », « j’aime voir mes camarades de classe réussir », « je tiens compte de ce qui intéresse les autres », « j’aime prendre en considération différentes perspectives » et « j’aime travailler en collaboration avec des camarades ».

- Dans la quasi-totalité des pays et économies, les filles tendent à valoriser davantage le relationnel que les garçons : elles se disent plus souvent d’accord qu’eux avec les affirmations « j’ai le sens de l’écoute », « j’aime voir mes camarades de classe réussir », « je tiens compte de ce qui intéresse les autres » et « j’aime prendre en considération différentes perspectives ».

- Dans la majorité des pays et économies, les garçons tendent à valoriser davantage le travail en équipe que les filles : ils se disent plus souvent d’accord qu’elles avec les affirmations « je préfère travailler en groupe plutôt que seul(e) », « je trouve que les décisions prises en groupe sont meilleures que celles prises individuellement », « je trouve que le travail en groupe augmente mes propres compétences » et « j’aime travailler en collaboration avec des camarades ».

- Dans la quasi-totalité des pays et économies, les élèves favorisés tendent à valoriser davantage le relationnel que leurs pairs défavorisés, tandis que dans la plupart des pays et économies, les élèves défavorisés tendent à valoriser davantage le travail en équipe que leurs pairs favorisés.

- Après contrôle de la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA, du sexe et du statut socio-économique, plus les élèves valorisent le relationnel, meilleurs sont leurs résultats en résolution collaborative de problèmes. Une relation similaire s’observe avec la valorisation du travail en équipe.

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