Translate

dimanche 14 janvier 2018

Installation du Conseil Scientifique de l'Éducation nationale



Le courant de la Pédagogie Explicite se félicite de l’installation, par le ministre Jean-Michel Blanquer le 10 janvier dernier, du Conseil Scientifique de l’Éducation nationale.

Non seulement, ce Conseil est présidé par Stanislas Dehaene, mais il comptera aussi parmi ses membres Maryse Bianco, Pascal Bressoux, Franck Ramus et Bruno Suchaut qui sont depuis longtemps des chercheurs favorables à l’Enseignement Explicite.

Jusqu’à présent, seules les officines constructivistes, à l’instar de l’IFÉ, étaient admises à délivrer leurs opinions unilatérales, à se prétendre “scientifiques”, et à donner aux enseignants des boussoles indiquant systématiquement le Sud.

Désormais, nous sommes convaincus que le Conseil Scientifique de l’Éducation nationale sera à même de fournir des indications solides et utiles, des données probantes basées sur des recherches sérieuses reconnues au plan international, et à donner aux enseignants des recommandations leur permettant de mettre en œuvre concrètement les pratiques efficaces en classe.

Après des décennies d’errements, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, entend remettre l’École française en état de fonctionner. Il fait preuve d’une volonté sans faille et manifestement il se donne les moyens d’atteindre son objectif. Au grand dam des grincheux du constructivisme pédagogique qui craignent de perdre leur influence et leurs prébendes confirmées une fois de plus par les trois ministres précédents. Leurs pétitions et leurs récriminations, dont Le Café pédagogique se fait chaque jour l’écho, restent lettres mortes.

Et pour cause : les sondages attestent qu’une grande majorité de Français apprécient l’action de Jean-Michel Blanquer et soutiennent ses initiatives. Comme la plupart des enseignants qui veulent accomplir leur mission dans de bonnes conditions et de manière efficace, sans subir des prescriptions qu’ils savent parfaitement ineptes.

L’idéologie, les croyances et les traditions ont rendu l’École française malade depuis trop longtemps. Il lui faut maintenant des remèdes, si possible de cheval, pour la remettre sur pied. Il est grand temps !


Installation du conseil scientifique de l'Éducation nationale

jeudi 11 janvier 2018

Doutes sur les effets positifs de la scolarisation précoce

Quand la scolarisation à 2 ans n’a pas les effets attendus : leçons des méthodes d’évaluation

Auteur : Arthur Heim
France Stratégie, 01.2018




Extrait :

La politique d’accueil des enfants de moins de 3 ans en école maternelle fait partie des outils souvent mis en avant pour prévenir les difficultés scolaires et les inégalités de réussite liées aux origines sociales. Après une décennie de recul, la scolarisation à 2 ans a été encouragée lors du quinquennat précédent ; mais la part d’élèves de moins de 3 ans préscolarisés n’a augmenté que d’un point entre 2012 et 2016, passant de 11 % à 12 %, avec de fortes disparités entre territoires. Loin d’atteindre les niveaux de la fin des années 1990, où plus d’un enfant sur trois était scolarisé avant ses 3 ans, cette augmentation a principalement concerné les enfants issus de territoires défavorisés (avec un taux de 21 % en 2016).

La France est, avec la Belgique francophone, le seul pays de l’OCDE à scolariser les enfants aussi tôt. L’accueil des jeunes enfants dans notre pays repose en effet sur un système « dual », partagé entre l’accueil en école maternelle d’un côté, sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale, et la politique d’accueil des plus jeunes enfants de l’autre, qui relève de la sphère des politiques sociales, lesquelles sont partiellement décentralisées. Cette dualité est source de critiques, tout comme la scolarisation précoce fait — ou a pu faire — débat. Les premières expérimentations de dispositifs spécifiques sont apparues en 1999 avec les classes passerelles, mais sans qu’une réflexion systématique sur le sens de la scolarisation à 2 ans n’accompagne cette politique de préscolarisation.

lundi 1 janvier 2018

L’Enseignement Explicite en 2018 !



Je vous présente tous mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année.

En 2018, les pratiques efficaces de l’Enseignement Explicite vont continuer à progresser chez les enseignants et à s’implanter dans les écoles francophones. En effet, de plus en plus d’enseignants ont la volonté de devenir de véritables professionnels soucieux de la qualité et de la maîtrise de leur pratique quotidienne en classe. Ils abandonnent alors les méthodes constructivistes inefficaces apprises en formation et se tournent vers les pratiques explicites, dont l'efficacité est solidement démontrée par les données probantes de la recherche la plus récente. Cela explique le nombre considérable de visites que nous constatons sur le site Form@PEx et sur nos blogs Explicitement vôtre et Pour une pédagogie renouvelée.

Adopter l’Enseignement Explicite signifie se sentir bien dans son métier, avec une bonne estime de soi professionnelle. Les élèves apprennent et réussissent, les parents sont étonnés et ravis de voir leurs enfants prendre enfin goût à l’école et aux apprentissages, et la hiérarchie ne peut que s’incliner devant les résultats obtenus en classe et par une aussi bonne connaissance des techniques de l’action pédagogique efficace.

Mais si l’Enseignement Explicite progresse vraiment, le combat pour une École efficace et moderne est loin d’être terminé. Les partisans du constructivisme ont toujours la mainmise sur la technostructure du ministère de l’Éducation nationale et leurs pratiques sont toujours prédominantes en formation et louées dans les médias. Et ce, malgré la déconfiture scolaire qu’elles ont provoqué ces quarante dernières années.

Cependant nous avons maintenant un allié de poids en la personne de Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’Éducation nationale. Dans son livre L’École de demain, il prouve qu’il connaît parfaitement l'Enseignement Explicite : « Mouvement pédagogique né aux États-Unis dans les années 1960, la pédagogie explicite s’appuie sur des progressions structurées et rigoureuses, allant des notions les plus simples au plus complexes, qui respectent les aptitudes cognitives – la capacité à comprendre, à assimiler et à mémoriser – des élèves. Chaque leçon est structurée de façon identique : mise en situation, rappel des prérequis, pratique guidée et autonome, révision, évaluation. L’enjeu est de focaliser explicitement l’attention de l’enfant sur ce qui est pertinent, sur ce qu’il devra retenir ; pour qu’il puisse saisir la difficulté spécifique de chaque exercice. » Et il cite même Form@PEx comme site de référence de notre courant pédagogique. Depuis sa nomination au mois de mai, Jean-Michel Blanquer prouve chaque jour qu’il ne manque pas de volonté pour rendre l’École enfin efficace. Nous devons donc le soutenir afin qu’il puisse atteindre au plus vite cet objectif vital pour l’avenir de notre pays.

En 2018, il nous faudra continuer sans faiblir notre marche vers un enseignement de qualité, moderne et instructionniste, afin de parvenir à la mise en œuvre généralisée de l’Enseignement Explicite dans les classes.

Les combats sont gagnés par ceux qui n’abandonnent jamais !