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vendredi 30 juin 2017

Les organisations du temps scolaire à l'école issues de la réforme de 2013 : quels effets observés ? (DEPP)

Auteurs : François Alluin, Tristan Augereau, Pascal Bessonneau, Jean-Paul Caille, Marion Le Cam, Yann Fournier, Anne Gaudry-Lachet, Florence Lefresne, Christelle Raffaëlli, Robert Rakocevic, Toki Ranarivony
Les dossiers de la DEPP, n° 207
06.2017





La nouvelle organisation horaire des semaines scolaires, effective dans toutes les écoles de France métropolitaine et d’outre-mer depuis la rentrée 2014, porte à cinq le nombre de jours de fréquentation scolaire. Toutefois, du fait des marges laissées à l’adaptation locale, les organisations du temps scolaire (OTS) varient fortement selon les communes. Ce Dossier de la DEPP présente une évaluation de ces différentes organisations en 2015, du point de vue des acquis des élèves, des pratiques d’enseignement et du ressenti des familles. Les annexes rappellent le contexte historique et permettent un regard comparatif.

La DEPP ne propose pas dans ce Dossier une étude d’impact global de la réforme sur les acquis des élèves ni sur les pratiques des enseignants : en effet, il n’est pas possible d’établir des groupes « contrôle », c’est-à-dire des groupes qui n’auraient pas été soumis à une modification des rythmes scolaires et qui auraient permis des comparaisons avec ceux les ayant éprouvés. Il ne s’agit pas non plus d’une évaluation du passage de 4 jours à 4,5 jours de classe, ou d’une comparaison entre le rythme 4 jours et le rythme 4,5 jours.



Extrait :

La réforme des rythmes scolaires engagée dès 2013 dans 4000 communes puis en 2014 pour toutes les autres, visait à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. L’objectif de cette réforme est avant tout de faciliter et d’améliorer les apprentissages des élèves.
(…)

Si les effets observés sont bien liés aux OTS, il se pourrait que l’impact négatif touche particulièrement les élèves les plus en difficultés. Pour les autres OTS, les données ne font pas apparaître d’effet sur les résultats des élèves, ce qui ne signifie pas qu’il n’y en a pas, car encore une fois, la puissance statistique est relativement faible. Mais, en tout état de cause, les effets des OTS sur le niveau des élèves, lorsqu’il y en a, sont d’une ampleur très limitée, et largement inférieure aux différences de réussite scolaire observées selon les caractéristiques sociales et culturelles des élèves.


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