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dimanche 27 novembre 2016

Observatoire des professeurs des écoles débutants - 2016 (SNUipp)

Harris Interactive pour le SNUipp
06.2016



Le SNUipp commande, tous les trois ans, un “observatoire des professeurs des écoles débutants”. Vous retrouverez ici l’observatoire de 2010 et celui de 2013.

Pour celui de cette année, je reprends les éléments d’un article d’Elsa Doladille.

- Pour désigner les plus grandes différences entre l’idée que les professeurs des écoles débutants se faisaient du métier et la réalité, 60 % ont choisi « l’implication du métier dans la vie privée ». La charge de travail arrive en seconde position (54 %), suivie par l’hétérogénéité des classes (43 %).

- 60 % seulement des nouveaux enseignants se disent satisfaits de leur entrée dans le métier, un chiffre en baisse constante depuis 2004, où 77 % des répondants étaient contents de leurs débuts.

- C’est « la connaissance de la réalité d’une classe », qui leur a le plus fait défaut (39 % des répondants). Ils estiment également avoir manqué de connaissances pédagogiques (30 %) et d’accompagnement pédagogique (28 %). Ce qui n’est pas surprenant au vu des insuffisances de la formation initiale largement d’inspiration constructiviste donnée dans les ÉSPÉ. Quant à l’accompagnement, il revient essentiellement aux conseillers pédagogiques de circonscription toujours cooptés selon leur adhésion aux dogmes dominants. Soumis à la pensée pédagogique du constructivisme, quelle aide peuvent-ils raisonnablement apporter aux débutants en perdition ?

- 17 % déplorent en outre le manque de « soutien psychologique », un chiffre en hausse de 4 points par rapport à 2013. Là aussi, rien de surprenant considérant le durcissement continu des conditions d’exercice du métier.

- 71 % se disent toutefois satisfaits par rapport à ce qu’ils attendaient du métier. La proportion de répondants envisageant de changer de métier d’ici 15 ans a d’ailleurs baissé de 4 points par rapport à 2013 (14 % contre 18 %). La réussite des élèves est la plus grande source de satisfaction pour 63 % des répondants, 60 % citent les relations avec les élèves et – proportion notable mais insuffisante – 53 % le fait de transmettre des connaissances.

- Au niveau des sources d’insatisfaction, 65 % ont du mal à gérer leur temps de préparation, 62 % les différences de niveaux au sein de la classe, et 54 % l’échec persistant de certains élèves.

- La principale cause des difficultés scolaires, ce sont les classes trop chargées. Les effectifs trop importants sont en effet cités par 83 % des professeurs comme principal facteur d’échec à l’école primaire, avant la situation sociale des familles (47 %). Baisser le nombre d’élèves par classe arrive d’ailleurs en tête des priorités citées par les nouveaux enseignants (83 %), avant la mise en place du Plus de maîtres que de classes (48 %).

- La réforme des rythmes scolaires est jugée insatisfaisante pour 82 % des professeurs débutants, et particulièrement impopulaire chez les sympathisants de droite (91 %).

- Enfin, ce qui tend à montrer la dégradation de l’image du métier, 88 % des répondants estiment exercer un métier dévalorisé par la société, contre 59 % en 2001.

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