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mercredi 28 octobre 2015

La scolarisation des élèves allophones (MEN-DEPP)

Année scolaire 2014-2015 : 52 500 élèves allophones scolarisés dont 15 300 l'étaient déjà l'année précédente

Auteurs : Juliette Robin et Mustapha Touahir
Note d'information, n° 35
10.2015


Les écoles élémentaires ont accueilli 25 500 élèves allophones en France en 2014-2015, les collèges 22 300 et les lycées 4 700. Sur ces 52 500 élèves allophones, répartis dans près de 9 200 écoles et établissements, 71 % sont arrivés en cours d’année. Neuf sur dix bénéficient d’une scolarité dans une classe particulière ou d’un soutien linguistique.


L’infographie

Proportion d’élèves allophones au sein des effectifs scolaires (en %)



La répartition des élèves allophones sur le territoire est contrastée. L’Île-de-France (académies de Paris, de Créteil et de Versailles) accueille à elle seule trois élèves sur dix. En province, les principales académies concernées se trouvent plutôt à l’Est de la France : la région Rhône-Alpes (académies de Lyon et de Grenoble) est le point d’arrivée pour 13 % des élèves ; le pourtour méditerranéen (Aix-Marseille, Nice, Montpellier) pour 12 % ; et, enfin, l’Alsace et la Lorraine (Strasbourg, Nancy-Metz) pour 7 %. En proportion et en nombre, l’Ouest accueille moins d’élèves allophones.


L’essentiel

Les 52 500 élèves allophones scolarisés durant l’année 2014-2015 représentent 0,56 % de l’effectif total des écoles, collèges et lycées. Il faut y ajouter près de 1 600 jeunes pris en charge par les Missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) en raison principalement de leur âge.

Si les arrivées sont plus importantes à la rentrée scolaire, le flux des entrées s’observe tout au long de l’année (37 200 entre septembre 2014 et juin 2015). Plus d’un quart des élèves scolarisés l’étaient déjà avant le 1er septembre 2014 : cela concerne des élèves maintenus dans des dispositifs spécifiques en fonction de leurs besoins, ou d’élèves arrivés en cours, voire en fin d’année 2013-2014, pour lesquels la prise en charge s’effectue à cheval sur deux années scolaires.

Près de neuf élèves allophones sur dix bénéficient d’une scolarité dans une classe spécifique, dite unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), ou dans une classe ordinaire avec soutien linguistique. C’est au collège que la prise en charge est la plus fréquente. En école, mais surtout au lycée, la proportion d’élèves scolarisés en milieu ordinaire sans soutien linguistique est un peu plus élevée.

À l’école primaire, les élèves allophones sont majoritairement scolarisés dans une classe correspondant à leur âge (64 %). Lorsque l’entrée dans le système scolaire français est plus tardive, à partir du collège et surtout au lycée, la proportion d’élèves « à l’heure » est nettement plus faible.


Notions-clés

L’accueil des élèves allophones nouvellement arrivés en France
Ces élèves se caractérisent par des besoins éducatifs particuliers dans le domaine de l’apprentissage du français langue seconde et des apprentissages scolaires. Ils font l’objet d’une évaluation de leur savoir-faire en langue française et des compétences scolaires déjà acquises dans le pays d’origine dans le but de déterminer l’orientation et l’affectation les mieux adaptées à leur profil et à leur âge.

Comment les élèves allophones sont-ils scolarisés ?
Dans la mesure du possible, à l’école élémentaire comme dans les collèges et lycées, les élèves sont inscrits dans une classe ordinaire correspondant à leur niveau et à leur âge, avec un décalage d’un ou deux ans au plus. En parallèle, ils peuvent être scolarisés en partie ou entièrement dans des dispositifs d’aide (UPE2A, soutien linguistique, modules d’accueil temporaire). Les élèves ayant été très peu, voire pas du tout, scolarisés dans leur pays d’origine peuvent intégrer une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants non scolarisés antérieurement (UPE2A-NSA).


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