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jeudi 24 septembre 2015

La mobilité inter-écoles des enseignants du premier degré public (MEN-DEPP)

Auteur : Julie Djiriguian
Note d'information, n° 28
09.2015





À la rentrée 2014, 32 000 enseignants du premier degré public changent d’affectation, soit près de près de 11 % de l’ensemble des professeurs des écoles. Dans plus de neuf mobilités sur dix, les enseignants restent dans le même département. Ils sont plus mobiles en début de carrière, en raison notamment de la présence de stagiaires et de titulaires affectés provisoirement sur un poste.


L’infographie

Taux de mobilité des enseignants du premier degré selon leur âge
(en %)



Près d’un quart des enseignants de moins de 30 ans ont changé d’école en 2014 : ils sont quatre fois plus nombreux dans ce cas que les plus de 50 ans. Cette plus grande mobilité s’explique par la présence dans cette tranche d’âge de nombreux professeurs stagiaires (21,5 %) et de titulaires affectés à titre provisoire. Les titulaires d’un poste définitif changent moins d’école, seulement 7 % d’entre eux en 2014.

La recherche d’un poste définitif en adéquation avec leurs attentes (proximité domicile-école, rapprochement de conjoint) conduit une partie des jeunes enseignants à occuper successivement des postes provisoires, faute d’avoir été affectés dans le cadre du mouvement “principal” et ce jusqu’à obtenir satisfaction sur un de leurs vœux.


L’essentiel

Le taux de mobilité inter-écoles diminue de près de 5 points entre 2009 et 2013, avant de très légèrement augmenter à la rentrée 2014. Cette baisse coïncide avec la baisse relative des effectifs enseignants, même si cette dernière est de moindre ampleur (- 3 % entre 2009 et 2013). Plusieurs autres facteurs y contribuent : la baisse du nombre de départs en retraite et la création de postes “berceaux”, dispositif qui gèle des postes généralement dans des écoles convoitées.

Les enseignants exerçant en éducation prioritaire sont légèrement plus mobiles : 12,7 % d’entre eux ont changé d’école en 2014 contre 10,1 % des enseignants hors éducation prioritaire. Cette sur-mobilité concerne principalement les 30-50 ans et les enseignants bénéficiant d’une ancienneté supérieure à cinq ans. Cela s’explique, d’une part, par les majorations des barèmes attribuées aux enseignants en éducation prioritaire, d’autre part, par les points obtenus du fait de l’ancienneté générale des services.

L’ampleur de la mobilité inter-écoles varie d’un département à l’autre. La Guyane, les Hauts-de-Seine, les départements de l’académie de Créteil, le Rhône et les Bouches-du-Rhône connaissent une mobilité supérieure à 12 % en moyenne sur les trois dernières années. À l’opposé, les taux de mobilité dans l’académie de Limoges sont inférieurs à 9 % en moyenne sur la même période. L’académie de Toulouse est très contrastée, les taux de mobilité variant de 8,8 % dans les Hautes-Pyrénées à 16,5 % dans l’Aveyron.


Repères

Le mouvement des enseignants
Chaque année, les personnels enseignants du premier degré, titulaires et stagiaires, ont la possibilité de demander une mutation pour changer d’école. Ils expriment leurs vœux au mouvement intra-départemental s’ils souhaitent rester dans leur département d’exercice, ou au mouvement interdépartemental s’ils souhaitent changer de département.
Seuls les postes inscrits sur la liste de vœux peuvent être attribués. Les enseignants sont classés sur les vœux émis en fonction d’un barème. S’ils obtiennent l’un des vœux émis, ils y sont affectés à titre définitif.
Si aucun vœu n’est obtenu, les enseignants peuvent participer au mouvement complémentaire au mouvement inter- ou intra-départemental. Ils sont alors affectés provisoirement, ce qui les oblige à se réinscrire à la mobilité l’année suivante.


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