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mardi 25 novembre 2014

Redoublement et réussite des élèves

Forte baisse du redoublement : un impact positif sur la réussite des élèves

Auteurs : Jean-Pierre Mattenet, Xavier Sorbe
Note d'information, n° 36
11.2014




Enfin une bonne nouvelle : « La pratique du redoublement a considérablement diminué au cours des vingt dernières années. » Surtout qu’il est précisé que cette baisse s’est « accompagnée d’une meilleure réussite des élèves » !

Merveille !

Hélas, les auteurs de cette étude se fondent sur les taux de passage en 2nde générale et technologique et sur les résultats au baccalauréat. Or, ces données dépendent entièrement de l’administration et les pressions exercées sur les professeurs, notamment au moment de la correction des copies du bac, sont maintenant de notoriété publique. La même DEPP démontre par ailleurs qu’en fin de CM2, il y a 20 % des élèves qui ne maîtrisent pas correctement la langue française et ils sont 30 % à ne pas maîtriser les bases en mathématiques ou en sciences-technologie…

On apprend également que « plusieurs études ont montré que le redoublement est dans la plupart des cas inefficace, pénalisant et largement inéquitable ». Quelles sont ces études ? Mystère, car les auteurs ne les citent pas. Les seules – et rares – études sur ce thème sont en réalité très peu fiables car elles comportent des biais méthodologiques, essentiellement dus au parti pris initial de leurs auteurs, hostiles d'emblée au principe du redoublement (surtout parce qu’il est onéreux !).

Enfin, on apprend que cette “réussite” est aussi due au « développement de dispositifs d’accompagnement des élèves ». Parlons-en justement ! En primaire, on a liquidé les RASED et les interventions des maîtres spécialisés, et on a diminué par deux les “activités pédagogiques complémentaires” maintenant réduites à 1 heure par semaine. En revanche, on peut encore croire aux miracles opérés sur les élèves en difficulté par le fait de remplir des paperasses comme les PPRE et autres bidules administratifs aux titres ronflants… et aux effets dérisoires et déprimants.

Tout cela rappelle furieusement les statistiques faites au temps de l'Union soviétique, où on avait pris l’habitude de truquer les chiffres faute d’agir sur les réalités. On sait comment tout cela a fini…


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