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samedi 18 octobre 2014

Scolarité des enfants de moins de trois ans : une dynamique d’accroissement des effectifs et d’amélioration de la qualité à poursuivre (IGEN-IGAEN)

Auteurs : Gilles Pétreault et Marc Buissart
Rapport - n° 2014-043
06.2014



Dans le résumé introductif de ce rapport, on peut lire ce paragraphe révélateur :
« Les types d’activités prennent des formes trop scolaires : elles concernent presque toujours l’ensemble de la classe autour de l’enseignant dans une alternance de temps organisés et de moments plus libres. Certaines classes ont pu faire de l’accueil un vrai temps d’activité. Les rituels sont souvent calqués sur ceux des plus grands. Les ateliers concernent aussi les moins de trois ans notamment dans les classes multiniveaux ; ils sont alors presque toujours placés sous la responsabilité de l’agent territorial. »
Si les activités sont trop scolaires, c’est que l’école n’est pas le bon endroit pour accueillir des enfants de 2 ans. Les enseignants ont pour mission d’enseigner, ils exercent leur métier dans une école. Or l’école n’est pas adaptée pour l’accueil des enfants de moins de 3 ans. C’est une évidence pour beaucoup.

On place des enfants très jeunes dans les écoles pour une simple raison budgétaire. Cette solution coûte en effet moins cher que d’augmenter le nombre de place en crèche. Ou mieux encore, de créer une structure spécialisée entre la crèche et l’école maternelle – qu’on pourrait appeler le “jardin d’enfants” – avec un personnel spécialisé et bien formé, des locaux adaptés et des moyens spécifiques.

Cela serait véritablement un projet intéressant. Mais rares sont ceux qui l’évoquent…

En tout cas, cette solution n'est pas retenue par les inspecteurs généraux qui ont rédigé ce rapport. Sans surprise.


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