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mercredi 25 avril 2007

Devenir des élèves neuf ans après leur entrée en sixième (MEN-DEPP)

Auteur : Caroline Coudrin
Note d'information, n° 06.11
04.2006

Cette étude compare les cohortes d’élèves entrés en 6e durant les années 1989 et 1995. Pour ces deux panels, l’importance de la scolarité primaire s’avère cruciale pour la suite du cursus. Il apparaît en effet que les élèves qui entrent en 6e avec un niveau insuffisant en français et en mathématiques ont peu de chances d’obtenir leur baccalauréat. « De toutes les caractéristiques individuelles, c’est le niveau d’acquis à l’entrée en sixième, mesuré pour le français et les mathématiques, qui influe le plus sur les chances de réussite ». Seulement 10 % d’entre eux y parviennent. Cela implique aussi que le Secondaire se montre incapable de rattraper ce qui a été raté au Primaire. « Que l’on observe les chances de devenir bachelier ou le risque de sortie sans qualification, c’est toujours le niveau d’acquisition [au Primaire] qui apparaît comme le facteur le plus influent ». L’auteur insiste : « Tout se passe donc comme si le collège restait relativement impuissant devant les élèves qui commencent leurs études secondaires avec un niveau d’acquis insuffisant. Leurs chances de se rétablir au cours des études secondaires restent faibles et, parmi ces jeunes, un parcours sans redoublement de l’entrée en sixième à l’obtention du baccalauréat constitue l’exception ». On ne peut être plus clair…